🎧 Music Roast

Cry Baby

Vince Staples · Rap Rock / Post-Punk

Vince a fait un disque punk si sec que les vrais punks ont l'air de gamins d'école de théâtre à côté. La seule chose qui pleure sur Cry Baby, c'est chaque rappeur qui a tenté ce virage et a fini à la tête d'un groupe hommage à Limp Bizkit.

8.2/ 10
Cynical Sally roasts the music

Vince Staples a passé une décennie à être l'homme le plus intelligent de chaque pièce où le rap l'a placé, alors évidemment, son tour d'honneur après avoir quitté Def Jam consiste à rendre les beats et à chercher la bagarre avec un vrai batteur. Cry Baby troque le minimalisme glacial de Dark Times et le funk sous surveillance de FM! contre guitare, basse et batterie, dix titres de rap rock et de fureur post-punk sortis sur son propre label Section Eight Arthouse via Loma Vista. Et voici la partie cynique: ça fonctionne presque partout, ce qui est presque agaçant. 'Go! Go! Gorilla' et 'The Running Man' grognent comme un homme qui a enfin lu les petites lignes de ses anciens contrats, 'Only In America' dresse l'état de la nation sans la suffisance de conférence TED qui coule les rappeurs moins doués, et 'Blackberry Marmalade' ouvre le disque comme un cauchemar anxieux post-punk. Le hic: Vince rappe sur du rock comme un brillant essayiste lit à voix haute, précis, pince-sans-rire, parfois avalé tout entier par le vacarme qu'il a lui-même commandé. Quelques morceaux confondent distorsion et évolution, et la seconde moitié s'affaisse là où la première sprintait. Reste qu'après Big Fish Theory, qui a prouvé qu'il pivote mieux que la plupart des artistes ne progressent, Cry Baby est cette rare réinvention de mi-carrière qui sonne comme une conviction plutôt qu'un moodboard.

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The bright side

Ce qui fonctionne vraiment, c'est la conviction. Staples ne se déguise pas en punk, il en fait une arme. Le groupe live donne de vrais enjeux à son débit imperturbable, l'écriture sur la foi, la condition noire et la broyeuse américaine est sa plus affûtée depuis Summertime '06, et l'indépendance a manifestement débloqué quelque chose en lui. 'Only In America' et 'The Running Man' sont le son d'un grand écrivain qui trouve une nouvelle pièce où être furieux, et le disque tient en dix titres serrés, sans featuring de remplissage. Cette discipline est plus rare que le changement de genre.

The issues (3)
01

Deadpan vs. Distortion

02

The Back Half Sags

03

Statement Over Song

Your turn

Think your track survives me? Drop a link.

A full teardown from €2,99. No mercy.

Printed with disdain · Cynical Sally