The Verdict
Vous avez pris un bout de folklore internet d'espaces liminaux qui vit dans du YouTube basse résolution et avez osé lui offrir Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve et un vrai budget. Ce genre d'ambition se vautre d'habitude.
Au lieu de ça vous avez réussi l'atterrissage assez fort pour en faire le film le plus rentable d'A24 à ce jour, au-delà de 270 millions de dollars dans le monde, une phrase absurde à taper au sujet d'interminables couloirs beiges.
Le concept du piège est tout votre film, et vous le savez, alors vous bâtissez l'angoisse à partir de la répétition et du vide plutôt que d'une créature à montrer en coupe. Choix courageux, payant pour l'essentiel.
What it nails
- ▲Engager des acteurs du calibre d'Ejiofor et Reinsve pour ancrer un cauchemar de sous-sol de magasin de meubles donne à la prémisse absurde une gravité qu'elle n'a aucun droit d'avoir.
- ▲Il honore l'ADN d'origine : l'horreur de l'espace liminal lui-même, le caractère erroné des salles vides infinies, pas un monstre en caoutchouc.
- ▲Transposer un creepypasta viral en long-métrage sans perdre ce qui l'a fait se répandre en ligne est une adaptation franchement difficile et vous l'avez réussie commercialement.
- ▲Parsons comprend clairement la tension comme une architecture : l'angoisse vient de la géométrie et du silence, un vrai instinct de mise en scène pour un premier film.
What it botches
- ▼Une prémisse bâtie sur l'infini doit finir par répondre à des questions, et « dimension mystérieuse infinie » est un postulat qui vous punit dès que vous commencez à expliquer.
- ▼Étirer une frayeur internet de format court sur une durée de long-métrage risque des passages où l'inquiétant s'aplatit en simple errance.
- ▼Deux personnages échoués, Clark et Mary, portent un poids narratif énorme, et le moindre creux dans leur dynamique laisse les salles vides n'être que des salles vides.
- ▼Quand vos frayeurs dépendent de l'inconnu, la seconde moitié lutte toujours contre l'envie d'en montrer trop, et ce fil tendu ne pardonne pas.
Who it's for
Ceux qui ont perdu des heures sur la série YouTube de Kane Pixels, les obsédés des espaces liminaux, et quiconque trouve les bureaux vides plus effrayants que n'importe quel tueur masqué.
Who should skip
Les spectateurs qui ont besoin d'un monstre clair, de règles claires et d'une sortie nette. L'angoisse ambiante sur des couloirs infinis se lira pour vous comme un économiseur d'écran.
The whole story lives on the hub
