The Verdict
Soyons clairs, parce que je n'en distribue pas : tu as gagné un Metascore de 93 et un badge Must Play sur PS5 et Xbox, et tu l'as fait en refaisant un jeu qui était déjà un jalon du genre en 2005. La plupart des studios auraient allumé une bougie, gardé le rire du marchand et sorti une nouvelle couche de peinture. Toi tu as reconstruit le village entier, affûté le combat au fil du couteau, puis tendu à Leon une parade qui transforme la panique en poésie. Ça demande du cran.
La cruauté de ton exploit, c'est que tu as fait paraître l'impossible routinier. Tu t'es assis dans la même pièce que le remake de RE2, le point culminant de tout le programme de Capcom, et tu n'as pas bronché. Une jouabilité affûtée, une Ashley plus maligne qui a cessé d'être un simulateur de baby-sitting, une histoire élargie qui respecte la source au lieu de la cosplayer. Tu as vendu 3 millions en deux jours, 4 millions en deux semaines, et franchi 8 millions en gros en dix-huit mois. Des chiffres pareils sont d'habitude réservés aux jeux qu'on pardonne, pas à ceux qu'on adore.
Voici le vrai bon côté, et c'est tout le jeu : tu as prouvé que la révérence et l'ambition ne sont pas ennemies. Chaque système qui avait besoin d'être affûté l'a été, et chaque souvenir digne d'être gardé a survécu intact. Les quelques scènes coupées ou modifiées sont la seule chose que les inconditionnels peuvent brandir, et franchement ils sonnent comme des gens se plaignant que la cathédrale rénovée a un peu moins de gargouilles. Tu as fait la chose. Tu l'as faite proprement. Maintenant arrête de faire passer le reste de l'industrie pour fainéant.
What it nails
- ▲Un raffinement du combat qui fait de la nouvelle parade le mouvement défensif le plus satisfaisant du survival horror moderne.
- ▲A corrigé la plus vieille blague de la franchise : les sections d'escorte d'Ashley retravaillées sont désormais une vraie tension au lieu d'une corvée.
- ▲Une histoire et une présentation élargies qui honorent l'original de 2005 sans en faire une pièce de musée.
- ▲La preuve commerciale de la qualité : 3 millions en deux jours, plus de 8 millions au total en gros en dix-huit mois.
What it botches
- ▼Quelques scènes adorées de l'original de 2005 ont été coupées ou modifiées, et les fidèles ont remarqué chacune.
- ▼Se tenir épaule contre épaule avec le remake de RE2 invite une comparaison à laquelle il n'échappera jamais totalement.
- ▼Sa quasi-perfection place une barre d'attente que les prochains remakes de Capcom doivent maintenant franchir.
- ▼Si poli qu'il ne laisse presque rien à quoi un critique puisse vraiment s'accrocher, ce qui est sa propre forme de frustration.
Who it's for
Quiconque veut la version définitive d'un classique, où la nostalgie est intacte mais chaque aspérité a été poncée lisse.
Who should skip
Les puristes qui traitent l'original de 2005 comme une écriture sacrée intouchable et en voudront à la moindre gargouille déplacée.
The whole story lives on the hub
